Un autre regard sur la place d’armes d’Yverdon.

Proposition de réaménagement de la place d’Armes d’Yverdon-les-Bains. (texte provisoire)

La place d’Armes, immense espace vide, est- il à la mesure de la ville ? Les bâtiments qui l’entourent sont-ils à son échelle?

Une gare de province, un théâtre dont la façade principale tourne le dos à la place, un collège auquel a été greffé des bâtiments sans aucun rapport avec le style initial et qui gagnerait à s’ouvrir en façade arrière, au travers d’un espace vert le reliant au bord de la Thièle. Quand à la rue des Remparts et la rue de la Gare, elles n’offrent pas un visage bien prestigieux.

Tout cela n’a plus grand chose à voir avec la place d’Armes d’origine, dont la fonction première a bien évidement disparu. La convivialité recherchée est-elle pensable à cette échelle démesurée. La ville tentant de se rapprocher de son lac l’aménagement récent des Rives du lac ne suffit-il pas à remplir nos besoins d’espaces verts et de détente?

Peut-on dès lors imaginer offrir cet espace, délaissé et malmené par le temps et les besoins de la circulation, à l’habitat et au travail ?

Le projet présenté offre au coeur de la ville du logement pour 2000 habitants et 500 postes de travail au travers de commerces et de bureaux.

Le terrain est vide , libre, équipé, propriété de la ville, non pollué, son réaménagement est parfaitement envisageable à court terme.

Grâce à la proximité immédiate de la gare le besoin en véhicules sera faible.

Le modèle de développement présenté s’inspire du modèle urbain de la ville ancienne.

Gabarits modérés et variés ,mitoyenneté, parcelles relativement étroites, des rues, ruelles ou passages en prolongation de celles du centre historique , des jardins, deux places publiques, de taille comparable à celle de la place Pestalozzi, dont on sait qu’elle est parfaitement adaptée aux besoins et à la mesure de la ville.

Le centre historique est un exemple réussi de mixité sociale et d’activités variées. Il peut servir de modèle aux développements futurs.

Cette architecture urbaine , essentiellement piétonne, permet de créer de petits espaces arborisés ou minéraux où les enfants pourront jouer en toute sécurité.Les arbres majeurs existants peuvent être pour la plupart maintenus. Le développement durable et les énergies renouvelables sont facilement intégrables dans la création d’un quartier neuf.

Pour répondre aux demandes des commerçants du centre ville, et des habitants du centre, il est prévu des parkings dans les sous-sol des bâtiments, les sorties piétonnes seront en liaison avec le centre historique et la gare.

Le jardin « japonais » actuel , pauvre rescapé d’un projet plus vaste, déjà tronqué pour raisons budgétaire et de circulation automobile, disparaîtrait probablement au profit d’un nouvel espace de vie convivial généré par le nouveau quartier. Il n’est pas détruit, il cède sa place à un projet d’avenir différent.


A l’assemblée du musée de la mode d’Yverdon

  

C’était un soir, si je me souviens bien, Yasmine dirigeait l’assemblée générale du Musée de la mode. J’aimais bien l’énergie qu’elle y mettait, j’aimais bien son expo magnifique  faite avec Dominique Erb. J’aimais bien le musée. Je pensais qu’il avait un potentiel incroyable , des collections formidables. Je pensais que forcément tout cela finirait bien. Alors pendant l’assemblée je dessinais des robes. Je ne dessine jamais de robe…